13 janvier 2012Un an déjà ?!

restaurantOui,  un an déjà que les yoginis du mercredi, ceux du « tôt » et ceux du « tard » se posaient ensemble au Diable Vauvert  le temps d’un repas et se souhaitaient de quelques bulles le meilleur de l’année 2011. On était tellement bien qu’on avait dit qu’on reviendrait. L’année prochaine, promis !

Promesse tenue, nous y voilà. Nouvelle année, nouvel endroit.

Chers yoginis du mercredi, du mardi et du jeudi aussi, vous êtes tous cordialement invités à cet instant de retrouvailles
le mercredi  25 janvier au « The Lodge » rue des Pêcheries, 2  

Afin de faciliter l’organisation de notre soirée, merci de bien vouloir me confirmer votre présence ainsi que le menu de votre choix

8 décembre 2011Un journal intime ou comment me recentrer

journal-intimeUn journal intime alors que nous pianotons jour et nuit sur nos claviers ? Oui ! Plus que jamais. Car il offre un formidable recentrage sur nous-mêmes. Et nous allons prendre le temps de dénicher un carnet qui nous plaît totalement. Pour l’étrenner, on choisit le bon moment, on tourne le dos à tous nos réseaux de communication et l’on se retrouve seul, dans le calme, un stylo en main. Une rencontre avec soi. Du temps accordé rien qu’à soi. Et ce plaisir de revenir à l’écriture manuscrite, celle qui nous reflète parfaitement.  

Que va-t-on noter dans ce précieux carnet ? Par exemple, les éléments les plus importants vécus au cours d’une semaine. Une manière de dégager l’essentiel de tout ce flux. Une manière aussi de prendre un peu de recul et d’approfondir certains points. Puis on peut y raconter nos découvertes les plus importantes : une ville, un spectacle. Et les cadeaux ! Ceux que la vie nous offre. Ils sont nombreux quand on lui fait confiance, quand on lui ouvre les bras.

Plus tard, quand l’envie nous saisira de relire certains passages de carnets anciens, nous serons très étonnés. Car des pans entiers de notre vie ressusciteront ! Ils étaient non pas oubliés mais très enfouis. Et nous serons soudain face à nous-mêmes, il y a dix ou vingt ans.

En remplissant ces pages, soyons vrais. Honnêtes. On ne va pas s’auto-louanger sans cesse ! On ne va pas non plus se flageller…on jouera la carte de la franchise. Pas question de complaisance. Ou d’autocensure. La relation juste avec soi.

Notre journal intime au cÅ“ur d’un monde assez bruyant, accéléré. Quel plaisir exquis de quitter celui-ci quelques instants, d’ouvrir un tel tiroir, d’en retirer notre carnet. D’y tracer quelques lignes dans le silence. Une pause. Une respiration. Un recentrage. Un ressourcement magique

Extrait : Astuces pour une vie magique… Evelyne Wilwerth http://users.skynet.be/evelyne.wilwerth/

16 novembre 2011Mon “jardin sauvage” …

notre banc

Mon jardin est comme un jardin à l’anglaise avec ses formes variées, ses chemins tortueux, sa végétation changeante et non domestiquée en apparence, qui lui donne un air de réserve naturelle en miniature. Avec son terrain accidenté, ses pentes et vallons, et un banc pour observer, méditer…
Au gré des saisons et des moments de la journée, ce jardin offrira des sensations et des vues différentes.
Je vous  invite donc à découvrir ensemble les différentes facettes du jardin  avec :

des bribes de conversations….des bribes de lectures….

Un extrait sur la méditation véritable  de Robert Linssen
(…)
La méditation véritable ne nous engage jamais à construire quelque chose ni à acquérir de nouveaux biens ni à conquérir un but lointain, intérieur ou extérieur. Car tout est là. Le niveau spirituel n’a que faire de nos confections  mentales. La Réalité suprême n’est pas un résultat. Nous n’avons pas à La construire.
En un certain sens, il n’y a rien à « faire », rien à accumuler. Il y a plutôt à «  défaire » à prendre conscience de la complexité des nÅ“uds inutiles lissés par notre propre ignorance….

Tout est là. Il n’est plus nécessaire de conjuguer le verbe « avoir », verbe maléfique entre tous, car il est responsable de nos servitudes, de nos alternatives de plaisirs et de souffrances sans issue.
Le verbe « AVOIR » qui nous a conduit dans mille impasses sera remplacé par le verbe « ETRE ».
« AVOIR » est dans le temps. « ETRE » est intemporel. « ETRE » se situe dans un présent éternel.
Ainsi que l’exprimait Porphyre, le célèbre philosophe de l’Ecole antique d’Alexandrie «  quand on est présent à soi-même, on possède l’Etre qui est présent partout »
«   AVOIR  »  est un processus de vie horizontal s’étendant indéfiniment dans le temps, dans la durée, dans l’espace. C’est la voie de la léthargie, du sommeil, de l’illusion, de l’éparpillement et de la perte des énergies. On croit erronément qu’elle s’étend à l’infini mais elle se retourne sur elle -même, et aboutit à la solitude désespérante de l’exil.
« ETRE » est un processus vertical. « ETRE» signifie la « présence au Présent ».
« ETRE » implique la concentration de toutes les énergies de la conscience dans la momentanéite », de chaque instant.

La méditation véritable consiste en cette plénitude d’énergies d’une conscience dégagée de l’emprise  du passé mais présente au Présent (….)

des parcelles…
http://www.yoga-abepy.be/ une association des Enseignants et des Pratiquants de Yoga, une association d’amis qui pratiquent, enseignent, propagent les principes
des variétés …
http://www.natagora.be/  Une association de protection de la nature, avec comme objectif : enrayer la dégradation de la biodiversité et reconstituer un bon état général de la nature
des passages secrets, envoûtants ….
http://www.artisanparfumeur.com/ « …des parfums émouvants…qui puisent leur inspiration dans la mémoire des moments heureux et ont le délicieux pouvoir de réveiller les souvenirs » à Waterloo - la boutique « niche »luc.catherine.degreve@hotmail.com
des plate- bandes colorées et  lumineuses…
http://krea-artistepeintre-portraitiste.com/home.html  : invitation à rencontrer Karine Eechaute.  La peinture est un art qui jette un pont entre le visible et l’invisible, comme le yoga établit un lien entre l’extérieur et l’intérieur.
http://www.thegreenwellnest.com : Muriel donne des conseils personnalisés pour créer des espaces d’harmonie dans chacun de nos univers de vie.

Ce jardin se développera et s’enrichira peu à peu…. N’hésitez pas à venir vous y promener de temps en temps et si vous-même, vous découvrez une plante ou avez des  graines à échanger signalez- le …pour que notre  jardin soit lumineux 

15 novembre 2011Coin lectures

Premières lectures sur le yoga

- Plusieurs livres d’André Van Lysebeth : Ma séance de yoga, Je perfectionne mon yoga, Pranayama, la dynamique du souffle, Tantra, le culte de la féminité, Flammarion

- Georg Feuerstein et Larry Payne, Le Yoga pour les nuls, FIRST Editions

- Arnaud Desjardins, Monde moderne et sagesse ancienne, La Table ronde.

Pour approfondir : le yoga et au-delà

  Mi Tara, Hatha – Yoga – Pradipika, Traité de Hatha-Yoga, Fayard, Collection L’espace intérieur

- Bernard Bouanchaud, Yoga – Sutra de Patanjali, Agamât

- Sri Aurobindo, Le yoga des œuvres, Editions Buchet-Castel, Collection La barque du soleil

- Swâmi Satyananda, Yoga Nidra, Satyanandashram

- Roger Clerc, La respiration, contrôle du souffle, manières et art de respirer, Le courrier du Livre

- Blandine Calais-Germain, Respiration (anatomie, geste respiratoire), Désiris (www.calais-germain.com)

- Blandine Calais-Germain, Anatomie pour le mouvement, Désiris

- André Comte-Sponville, Présentation de la philosophie, Albin Michel

- Daniel Roumanoff, Swâmi Pranjanpad, un maître contemporain, La Table ronde

 Mes dernières lectures

mes lecturesLa méditation véritable-  Etude des pulsions pré-mentales:  Robert Linssen  - La méditation véritable consiste essentiellement en une prise de conscience totale du fonctionnement de la pensée, de ses limites, de son rôle, de ses conditionnements, de son origine.

L’intelligence du coeur:  Isabelle Filliozat - Les émotions sont notre langage commun.  Pour réussir, nos capacités à gérer nos émotions comptent autant qu’un QI élevé et des compétences techniques. C’est l’intelligence du coeur, l’intelligence des rapports sociaux, qui fait la différence. 

L’éveil des sens -vivre l’instant présent grâce à la pleine conscience: Pr Jon Kabat-Zinn- Nous apprenons comment appliquer sa méthode: éveiller nos sens pour se reconnecter avec soi et s’ouvrir à l’instant présent, être moins stressé ou angoissé, redécouvrir la capacité de notre esprit à se transformer.

3 novembre 2011Idées ou expériences à partager?

“Ce blog est aussi le vôtre …  vous aimez lire, vous aimez écrire ? Que vous soyez déjà auteur(e) ou que vous rêviez de l’être, cet espace accueille des textes courts : poème, impression, sentiment, réflexion, …. le seul mot d’ordre étant de vous faire plaisir et de partager ce plaisir.

 N’hésitez pas à m’envoyer vos textes (20 lignes maximum) à mon adresse e-mail (voir contact) et je me ferai un plaisir de les publier.

couleurs d'automne

« A l’automne, fin du déploiement, début de la récession ; on ira dehors pour emmagasiner dedans. L’esprit de la saison qui est de récolte nous mènera à récolter en nous. On amassera et rangera, à la façon de l’automne.
On sera automne avec l’automne. »

[Extraits de lecture proposé par Muriel]

 

La complexité de la simplicitébouquet de tournesols

Quand j’invitai ma vieille amie Pierrette à déjeuner ce samedi-là, elle me dit « pas de chichis, hein, tu sais comme j’aime les choses simples ».  La connaissant bohême, me voici toute confuse ! C’est comment « simple » ?  Rif-rouf cervelas vaisselle carton ?

Je  vis seule et pourtant, je savoure chaque repas confortablement assise, à la table de la salle à manger, face au jardin, nappe en tissu, verre ballon chiné à la brocante, jolie serviette et - oserais-je le dire - couverts en argenterie hérités que je me refuse à laisser dormir dans leur coffret satiné jusqu’après ma mort, et selon les saisons :  fleur(s) ou même branchette cueillie au jardin, musique de fond.  Mes recettes sont toujours rapides et faciles, légumes de saison et du terroir,  aucun compromis sur la fraîcheur des ingrédients.  Vous trouvez ça chichiteux ?

Plus fort encore.  Quoi de plus agréable qu’une soirée pyjama-pizza après un bon bain parfumé, agréablement calée dans des coussins moelleux, quelques gouttes de lavande sur l’oreiller.  Encore des chichis, vous trouvez ?

J’ai été invitée dimanche dernier chez un parent tout proche, à 15h00 m’avait-on précisé,  « en toute simplicité ».  J’ai débarqué avec des gaufrettes pur beurre du marché.  Je me suis tortillée sur le tabouret tape-cul de la cuisine américaine, on m’a servi droit sorti du micro-ondes, un thé insipide et tiédasse dans un bol à soupe, ni cuillère, ni soucoupe.  Sur une assiette quelconque, quelques biscuits industriels suants de graisse.  Où s’essuyer les doigts ?  Un rouleau de papier cuisine fera l’affaire.  La conversation a été interrompue par deux fois par un aller-retour au lave-linge (on travaille demain, tu comprends).  Bien sûr, je comprends.  Je comprends tellement bien que je me suis enfuie, le cÅ“ur lourd.  Je n’étais pas « attendue ».  Simplicité ou je-m’en-foutisme ?

Alors vous voyez, quand nous avons été accueillis et attendus, le 16 juillet dernier au stage Yoga, dans la toute simple salle paroissiale St Clément,  avec sa cantine bon-enfant transfigurée de quelques tournesols, une jolie table dressée et un buffet choisi préparé avec le cÅ“ur, nous nous sommes sentis si heureux … en toute simplicité. [ Anne]

Cécil nous propose ce texte de Charlie Chaplin ” le jour où je me suis aimé pour de vrai” photo prise sur le net

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris qu’en toutes circonstances,
j’étais à la bonne place, au bon moment,
Et alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle…. l’Estime de soi

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle
n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle ….l’Authenticité

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de vouloir une vie différente
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive
contribue à ma croissance personnelle
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle …. La Maturité
[.....]
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois.
Et cela s’appelle ……la Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient une alliée très précieuse!
Tout ceci, c’est…le Savoir vivre.

Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter.
Du chaos naissent les étoiles.

C’est …comme un mandala

 mandalaPrendre le temps d’observer les détails du monde qui nous entoure… pour ne faire qu’un avec la nature.
Regardez la nature de près et vous verrez aussi sa « géométrie sacrée » avec les cercles et les angles, les longueurs et les largeurs, les hauteurs et les profondeurs.
Regardez avec quelle symétrie une fleur dispose ses pétales. Observez la délicate architecture d’une feuille, les courbes arrondies. Voyez comme la nature dispose ses couleurs, comment chaque nuance met en valeur et complète les autres nuances qui l’entourent.
Saisissez toute les occasions de méditer sur la nature asseyez-vous en plein air, laissez votre esprit cesser de prêter attention à son bavardage et entrez en communication avec la nature sans prononcer un seul mot.
Prenez conscience de la nature sans attacher de concepts à ce que vous voyez, sans la juger ou lui coller les étiquettes que nous mettons à tout ce qui nous entoure. Ayez conscience de faire partie de la nature, le centre immobile autour duquel la nature déploie ses ailes. Laissez la nature venir à vous…   [ David F. ]

30 octobre 2011Asteya

bouddha Le troisième yama est Asteya : honnêteté, non-convoitise, respect de ce qui appartient à autrui.

La convoitise se concrétise dans de multiples domaines : le vol physique, par lequel on s’approprie un objet par supercherie, par force, à la dérobée ou sans en demander la permission. Le vol intellectuel: celui par lequel on s’approprie l’idée ou le fruit du travail d’autrui, ce qui revient à lui voler ses mérites, sa dignité, sa fierté.
L’appropriation malhonnête s’enracine dans des « nÅ“uds » que nous voudrions enfouir profondément. La sagesse indienne nous enseigne que la convoitise n’est que la manifestation de la peur de manquer.
Cette peur s’explique par des situations dans notre enfance où nous avons eu la sensation d’être privés de bien-être, de sécurité, sur le plan matériel ou affectif. Qui n’a jamais ressenti de telles frustrations ? Elles sont inévitables mais, avec le temps, on doit devenir capable d’objectiver les choses et d’expérimenter que la convoitise ne nous apporte rien de positif. Au contraire, elle est cause de souffrance car elle nous empêche d’apprécier ce que nous avons.

Ce que nous n’avons pas gagné par l’effort ne nous a pas été donné. Par contre, ce qui nous appartient est tout ce qui nous a été donné par notre propre travail, et cela nous donnera de la joie. Un aphorisme (II - 37) de Patanjali révèle : « tous les joyaux apparaissent à qui est fermement établi dans l’honnêteté ».
Si on désire un objet nous devons réaliser qu’il nous faut payer son prix d’une façon ou d’une autre. Cela produit une harmonie mentale qui engendre à son tour une stabilité personnelle et un équilibre global. A l’inverse, le vol plonge la personne dans un état de tension et de peur d’être démasqué. Même si les médias et les fictions semblent parfois suggérer que les escrocs restent impunis par la justice, les tensions négatives qui les habitent finissent par les user de façon précoce et les poussent, par exemple, à consommer des substances toxiques.

Le pratiquant s’abstiendra de voler (en action, en pensées et en paroles) parce que le besoin de s’approprier des possessions d’autrui est le signe d’une insatisfaction perpétuelle qui engendre et nourrit le cycle sans fin de pensées et d’émotions destructrices.

Le fameux proverbe occidental « Bien mal acquis ne profite jamais » rejoint totalement les préceptes enseignés par les maîtres orientaux ! 

Dans un prochain article, nous aborderons le 4ème yama : brahmacharya  «conduite divine »

10 octobre 2011YOGA +

janu sirsasana

Le juste dosage dans la posture c’est tout un  art …
L’art de se mettre en présence du réel,  par l’écoute de soi et par la reconnaissance  de nos limitations.
L’art d’ajouter ce qui est nécessaire mais aussi de retirer ce qui est superflu, pour tendre  vers un équilibre + juste  entre le  corps et l’esprit.
L’art de reprendre une posture  avec une attention + fine,  les  aborder de façon + simple et + directe, redécouvrir les  postures les + fondamentales.

Toutes les  postures sont expliquées étape par étape, elles  seront abordées avec des apports spécifiques  (blocs, couvertures, …)  Des conseils, des techniques et des mises en garde accompagnent chaque posture, vous permettant de l’exécuter correctement.  

Expérimenter un  yoga + adapté  à nos  propres  possibilités, à  notre âge, à notre morphologie.  Trouver une relation + juste  à son corps, à son souffle, à son mental, et la replacer dans sa vie quotidienne.

15 août 2011Ujjayi ou le “Victorieux”

«pris sur le netChoisissez une posture qui vous est agréable mais en respectant 2 points: avoir un dos droit et la posture doit être confortable.

Dirigez votre attention vers la base de la gorge… Gardez la glotte très légèrement fermée (menton vers la gorge).

Comme pour dire le son «  A », inspirer lentement, sans forcer l’air par les narines, elles restent passives. On a l’impression que l’air ne rentre pas par les narines mais par un trou imaginaire percé dans la gorge… Le son du souffle produit grâce à cette technique ressemble à un petit ronflement et poussé à l’extrême, devient un véritable ronflement.
Si l’action est bien conduite, vous éprouverez au fond de la gorge une sensation de fraîcheur à l’inspir et de tiédeur à l’expir. Aucune contraction, aucun frémissement ne doit apparaître sur le visage.
Petit à petit avec douceur, diriger votre attention vers ce son respiratoire, l’écouter silencieusement, mais sans effort inutile… grâce à cette attention l’esprit devient de plus en plus calme et les pensées s’arrêtent finalement de vagabonder…. Le silence intérieur s’établit…. en sanscrit cette respiration s’appelle ujjayi pranayama. Après l’exercice, se relaxer pendant deux ou trois minutes en savasana en respirant normalement.

Essayez, faites connaissance avec ujjayi!

 Hatha yoga pradipika énonce:(2/53)
   “ujjayi peut être pratiqué dans les mouvements debout, assis, ou en marchant. Il élimine les désordres des nadi et des dhatu”

5 août 2011Savasana dans sa forme classique

savasana Cette posture est encore appelée nidrasana, la posture du sommeil ou mitrasana, posture de  l’homme mort.

 Allongé sur le dos, le corps doit être dans un seul axe, les jambes légèrement écartées, les bras près du corps, paumes tournées vers le haut.

Le nom de cette posture évoque la mort. L’appellation est peu séduisante mais quelques explications permettent de mieux saisir son sens réel, profond, son intérêt, son utilité.

Elle représente une expérience corporelle très particulière où de façon consciente et calme, nous nous efforçons de faire l’expérience du lâcher-prise total qui se produit naturellement aux derniers instants de la vie.

Pratiquée régulièrement, cette posture enlève progressivement les tensions accumulées dans le corps, tensions qui gênent l’écoulement naturel du souffle de vie.
Elle favorise la bonne santé du corps et de l’esprit et prépare à réussir l’expérience de la fin de vie.

Asana apparemment simple et pourtant…. Si le corps s’abandonne, l’esprit doit rester vigilant. Cette posture se pratique :

En début de séance pour se recentrer, accorder le mental sur le symbolisme du yoga, entre les postures pour permettre au cœur de revenir à un rythme normal et à la fin de la séance pour obtenir tous les effets de la pratique des postures.

Il s’agit de relâcher tout le corps en vérifiant successivement les différentes parties du corps en commençant par le bas du corps et en remontant vers la tête : la plante des pieds et les talons; les membres inférieurs; les fessiers et le bassin; les membres supérieurs; le milieu - haut du corps ; l’arrière de la tête ; le sommet du crâne ; le front ; la partie moyenne du visage ; le bas du visage ; la gorge ; la cage thoracique ; la région abdominale et revenir dans la région du cÅ“ur/tout cela pour créer une sensation de tranquillité.
Les formules qui accompagnent le voyage intérieur peuvent prendre des formes différentes :

  • En amenant la pensée à un état d’immobilité et de repos total (trait distinctif du yoga nidra), nous faisons une rotation rapide de la conscience qui nous conduit à une détente totale.
  • En écoutant le souffle, nous découvrons que la respiration évolue selon les lieux et les situations: elle reflète la qualité de l’abandon, qui correspond à une relaxation musculaire de plus en plus profonde.
  • En répétant mentalement un mantra (Om) ou un souhait (sankalpa) pour donner une dimension de méditation spirituelle et de recueillement profond ….

Les effets bénéfiques sont donc multiples : détente musculaire, nerveuse et mentale. Pratiquez  Savasana et une porte s’ouvrira sur l’expérience de la grande paix intérieure.

4 juin 2011Vos questions

C’est l’été et il fait bon, pourquoi ne pas pratiquer au jardin ?

Cette question est souvent posée avec le retour du beau temps…. Pratiquer le yoga en plein air peut être tentant mais il est déconseillé de le faire, même en plein soleil. La circulation automobile, le passage de gens, les conversations et exclamations, les regards extérieurs, les variations du vent, les avions qui passent dans le ciel, les insectes, peuvent être une source de distraction, voire d’inconfort. La vision écologique est respectable mais malheureusement idéalisante …  on associe volontiers le yoga avec le soleil, l’air pur, le grand large etc. Même lorsque le soleil est présent, la  séance de yoga ne sera pas pleinement profitable si on a dû cligner des yeux ou mettre ses mains en visière !… Et si on met un chapeau de soleil, celui-ci ne manquera pas de nous gêner dans certaines postures ;-))) 
Dans la pensée fondatrice du yoga, celui-ci est toujours quelque chose de retiré, qui se fait à l’abri et à l’écart, un peu à la manière d’un chat qui cherche et trouve sa place. L’endroit devra en tout cas être aéré et calme pour créer les conditions psychologiques favorables à notre pratique.  

Que signifie le mot « Hatha » ?


 définition hatha yogaNous  entendons deux syllabes : ha et tha
HA - symbolise le soleil, le côté positif, le jour, le père, l’énergie pranique « pingala », c’est-à-dire le conduit subtil de la narine droite, solaire et réchauffante, qui contrôle le principal orifice d’entrée du prana dans le corps humain.
THA - symbolise la lune, le côté négatif, la nuit, la mère, l’énergie pranique « ida », c’est-à-dire la narine gauche, lunaire et rafraîchissante.
HATHA est donc le symbole de l’union entre ces énergies complémentaires qui règlent toute notre vie. Concrètement, le déroulement des séances de Hatha-yoga met en oeuvre ces alternances d’activité et de passivité, de pratique et de repos, de contraction et de détente, de poses et de contre-poses, et par nos exercices de respiration, nous expérimentons l’alternance « ha » et « tha »
Le Hatha yoga réalise l’union du soleil et de la lune et nous permet de réconcilier et d’équilibrer tout l’aspect « duel » de l’être humain. 

Depuis que je pratique le yoga, il me semble que je gère mieux mon hypersensibilité. Qu’en penser?

La caractéristique de l’hypersensibilité repose sur un système nerveux extrêmement réceptif.  Les hypersensibles possèdent une perception si forte et si intense que le monde les accapare complètement. L’intensité de leurs sensations (ils sont trop perméables à leur environnement social et physique), les épuise rapidement. Dans notre vie agitée, ils se perdent.
La pratique du yoga permet à l’hypersensible de s’exprimer au niveau physique, psychique et mental. La prise de conscience du corps, de l’esprit et de l’âme contribue à atténuer l’impact des émotions, et fait ainsi contrepoids à un environnement dur où règne une perpétuelle compétition. 
L’équilibre installé, la personne hypersensible peut offrir calme et sagesse à autrui ainsi qu’à elle-même. Elle peut transformer ce qui au départ la paralysait en une indiscutable force.

Le Hatha-yoga est-il compatible avec des problèmes de dos ou autres  ?

Les problèmes de dos, de hanches ou d’articulations ou autres ne sont pas des obstacles à la pratique du yoga, sauf contre-indication médicale. Si vous avez un doute, n’hésitez pas à en parler à votre médecin. Ce qui est important dans le yoga, c’est avant tout le ressenti. Il ne s’agit pas de réaliser des performances mais de vivre une expérience où l’on prend pleinement conscience de notre condition physique et mentale. Une posture de yoga comporte de multiples variantes qui peuvent s’adapter à la condition physique de chacun. Elle est d’ailleurs plus bénéfique si les limites sont ressenties et respectées. Et c’est en pratiquant avec régularité selon ses possibilités que progressivement la conditions physique s’améliore. Le Yoga a réellement un effet régénérant.    

Je termine mon travail assez tard, puis-je intégrer la séance après le début de celle-ci?

Il est important de cultiver une attitude conforme à la philosophie du yoga. Les 15 minutes qui précèdent la séance sont justement prévues pour permettre aux participants de se recentrer et de se placer dans les conditions favorables. Si une personne arrive en retard, il y a une rupture dans le travail qui a commencé. Sauf retard accidentel (cela peut bien sûr arriver à chacun), j’insiste pour que l’horaire soit respecté.

Le yoga me semble être une activité fort passive. Qu’en est-il exactement ?

Contrairement à certains clichés réducteurs, le yoga n’est pas une activité passive car il sollicite la totalité de notre être. Au plan physique, le maintien d’une posture ne serait-ce que 30 secondes mobilise déjà quasiment toutes nos ressources : sens de l’équilibre, vision, positionnement de la colonne vertébrale, de la hanche, interaction avec les différents muscles, tendons et nerfs, qualité de la respiration …. Au plan psychique, la vigilance est de rigueur, un peu comme dans la pratique d’un sport, sauf qu’il s’agit d’une attention globale et moins focalisée sur un résultat précis.